Es-tu prêt·e à les affronter ?
- 14 novembre 2025
- Publié par : Siham, fondatrice de MZM

👉🏼Tu galères à trouver la bonne personne ?
Spoiler : ce n’est pas eux le problème. Ton cœur, ton intention et tes blessures non réglées dictent tes choix
Prêt·e à les regarder en face ?
Quand on s’étonne… sans jamais se regarder vraiment
Pourquoi tu t’étonnes de ne pas réussir à te marier, alors que les mouqabala s’enchaînent sans aboutir
Pourquoi tu t’étonnes de ne pas vivre ce lien stable, apaisé, que ton cœur espérait depuis si longtemps
Pourquoi tu t’étonnes de sentir que l’amour ne suffit pas, même quand tu es déjà marié·e
Spontanément, on cherche les explications à l’extérieur.
Les femmes répètent souvent
« Les hommes sont tous pareils, ils veulent juste s’amuser. »
Les hommes, de leur côté, se disent
« Les femmes sont trop exigeantes, jamais satisfaites. »
Si ces phrases étaient vraies, cela voudrait dire que toutes les femmes sont mauvaises et que tous les hommes le sont aussi.
Ce qui contredit clairement la vision de l’islam, qui rappelle que dans chaque communauté, il y a des gens sincères, droits, justes, et d’autres qui se trompent, qui blessent ou qui se laissent guider par leurs passions.
Alors où est le problème, réellement ?
Très souvent, ce n’est pas parce que tu es « mauvais·e », ni parce que tu n’es « pas assez pratiquant·e », ni parce que « la génération d’aujourd’hui » est condamnée. C’est plus subtil, plus intime, plus profond.
Le problème commence quand:
- tu avances sans te connaître
- tu ignores pourquoi tu veux te marier
- tu ne sais pas vraiment de quoi ton cœur a besoin
- tu comptes sur le mariage pour réparer ce que personne n’a pris le temps de regarder en toi
Tant que tu penses que le changement doit venir de l’extérieur, tu restes enfermé·e dans les mêmes scénarios, les mêmes blessures, les mêmes déceptions.
Et, presque sans t’en rendre compte, tu espères qu’un jour, une personne idéale viendra t’aimer « assez » pour guérir tout ce qui n’a jamais été travaillé à l’intérieur.
Quand la niyyah est floue, l’amour devient fragile
Au fond, la question clé n’est pas seulement
« Pourquoi je ne trouve pas la bonne personne »
mais plutôt
« Avec quelles intentions, quels besoins réels, quelles blessures non réglées je me présente au mariage »
Le Prophète ﷺ a posé un principe qui traverse toute la vie du croyant
« Les actes ne valent que par les intentions. Et chaque personne n’aura que ce qu’elle a eu comme intention. »
(rapporté par al Bukhari et Muslim)
Appliqué au mariage, cela pose des questions très concrètes :
- Pour être enfin reconnu·e, validé·e, admiré·e
- Pour fuir ta solitude, ton foyer d’origine, ton histoire
- Pour prouver à ta famille que toi aussi, tu as « réussi »
- Est ce que tu veux te marier pour combler un vide intérieur
Ou est ce que tu souhaites te marier pour cheminer vers Allah avec quelqu’un, construire une intention commune, servir, élever, protéger une part du dépôt qu’Il a placé en toi ?
Spirituellement, une niyyah floue ouvre la porte à beaucoup de confusion. Psychologiquement, elle te rend vulnérable à des choix impulsifs, à des relations où tu confonds l’attachement et l’amour, le besoin et la compatibilité.
Quand tu ne te connais pas:
- tu ne sais pas distinguer un critère de surface d’un critère essentiel
- ou, au contraire, tu mets la barre si haut que personne de réel ne peut l’atteindre
- tu acceptes parfois des choses contraires à tes valeurs profondes, juste pour éviter la peur d’être seul·e
Dans les deux cas, il y a un décalage entre ce que tu crois vouloir et ce que ton cœur, ta fitrah et ta foi demandent vraiment.
Se connaître soi-même, une exigence de la foi
Dans notre dîn, la connaissance de soi n’est pas un luxe de développement personnel, c’est une conséquence naturelle de la connaissance d’Allah.
Allah ﷻ dit
« Nous leur montrerons Nos signes dans l’univers et en eux-mêmes jusqu’à ce qu’il leur devienne évident que c’est cela, la vérité. »
(Sourate Fussilat, 41:53, traduction rapprochée)
Et ailleurs
« Et sur la terre il y a des signes pour ceux qui ont une foi certaine, et en vous mêmes. Ne voyez vous donc pas »
(Sourate Adh Dhariyat, 51:20 21, traduction rapprochée)
Ces versets indiquent clairement que les signes d’Allah ne sont pas seulement dans le ciel, les montagnes, l’histoire des peuples.
Ils sont aussi en toi. Dans ton cœur, tes réactions, tes peurs, tes élans, tes contradictions.
Se regarder à l’intérieur n’est donc pas une faiblesse. C’est un prolongement naturel de la foi.
Une parole souvent citée dit
« Celui qui se connaît lui même connaît son Seigneur. »
Ce n’est pas un hadith authentique, mais le sens est juste : plus tu découvres ton fonctionnement, plus tu reconnais ta dépendance à Allah et Sa grandeur.
Alors, se demander pourquoi ton projet de mariage n’avance pas est une bonne question. Mais la vraie question, à la lumière de ces versets, devient
« Qu’est ce que je refuse encore de voir en moi, alors même qu’Allah m’appelle à lire Ses signes dans mon propre cœur »
Un cœur qui tourne: muhâsabah, murâqabah et qawmah
En arabe, le cœur se dit qalb, de la racine qui signifie « se retourner, changer ».
Le Prophète ﷺ répétait souvent cette invocation :
« Ô Toi qui fais tourner les cœurs, affermis mon cœur sur Ta religion. »
(Rapporté par at-Tirmidhî, hadith n° 2140)
Si le Messager d’Allah ﷺ, dont le cœur est le plus pur, demandait ainsi la stabilité, comment pourrions nous croire que notre cœur, lui, n’a pas besoin d’être travaillé, réajusté, guidé, encore et encore.
C’est là que des notions centrales de la pédagogie de My ZawajAcademy et tirée de nos enseignements prophétiques prennent tout leur sens:
- Muhâsabah: l’auto examen lucide. Se poser, relire ses réactions, ses choix, ses colères, ses peurs, et en tirer un bilan sincère.
- Murâqabah: la conscience d’être sous le regard d’Allah. Rappeler à ton cœur que chaque pensée, chaque parole, chaque message envoyé ou supprimé est connu de Lui.
- Qawmah: l’élévation, le redressement intérieur. Ce moment où, à partir de ce que tu as vu en toi, tu te relèves, tu changes une habitude, tu renoues avec une pratique, tu laisses un attachement malsain.
- Taqwa: cette crainte aimante qui t’empêche de trahir le dépôt qu’Allah t’a confié, en toi et chez l’autre.
Sans ce travail continu, le mariage devient souvent:
- une succession de malentendus
- une lutte silencieuse entre deux ego blessés
- ou un arrangement tiède où l’on coexiste sans vraiment se rencontrer
Avec la Muhâsabah, tu commences à voir:
- où tes blessures d’enfance influencent ta façon d’aimer
- où tes peurs te poussent à contrôler, tester, piquer l’autre pour vérifier qu’il tient vraiment à toi
- où une jalousie, une rancune, un amour excessif pour ce bas monde viennent polluer ta capacité à aimer pour Allah
Avec la Murâqabah, tu apprends à sentir quand ton amour glisse vers la possession, quand ton langage devient blessant, quand ta prière de couple est motivée par l’image plutôt que par la sincérité.
La Qawmah, enfin, te pousse à te lever intérieurement. Non pas pour changer l’autre à ta place, mais pour faire le premier pas vers la cohérence entre ce que tu dis vouloir, ce que tu invoques dans tes dou’as, et ce que tu es réellement en train de construire.
De la théorie à la vie: aimer avec hikma, avant et après le mariage
Tout cela resterait abstrait si cela ne touchait pas, très concrètement, ta vie affective.
Avant le mariage, la connaissance de soi et la clarification de la niyyah changent la manière dont tu vis la mouqabala.
- Tu ne te présentes plus avec un masque pour plaire, mais avec une parole plus vraie, plus alignée.
- Tu sais nommer tes besoins essentiels, au lieu de réciter une liste de qualités idéales.
- Tu repères plus vite les incompatibilités de valeurs, au lieu de t’accrocher parce que « enfin quelqu’un s’intéresse à moi ».
La hikma, la sagesse, te permet de comprendre que dire non à une relation incohérente, c’est parfois dire oui à ton avenir, à ta dignité, à ta connexion avec Allah.
Dans le mariage, la muhâsabah et la murâqabah deviennent encore plus centrales.
- Quand une déception survient, tu peux te demander: « Qu’est ce que cela révèle de mes attentes, de mes peurs, de mon rapport à Allah et à ce mariage »
- Quand un désaccord éclate, tu apprends à distinguer ce qui vient d’un vrai principe et ce qui vient de ton ego blessé.
- Quand vous priez ensemble, tu veilles à ce que la prière reste un acte pour Allah, et pas seulement une vitrine où tu te rassures: « Au moins, on fait tout bien de l’extérieur. »
En d’autres termes, tu passes d’un amour instinctif à un amour conscient et responsable.
L’amour ne cesse pas d’être émotion. Il devient en plus une amanah, un dépôt à gérer avec taqwa.
C’est exactement là que se situe l’ambition de My ZawajAcademy.
Pas seulement te donner des beaux rappels sur le mariage, ni te proposer des listes de « critères » à cocher, mais t’accompagner à travers un sentier intérieur où:
- tu explores tes schémas, tes désirs et attentes irréalistes
- tu purifies tes intentions
- tu apprends la psychologie de l’amour à la lumière de l’islam
- tu relies chaque prise de conscience à une mise en pratique concrète
Et si au lieu de courir après la bonne personne, tu commençais par devenir la bonne personne apaisée, lucide, alignée ?
C’est exactement ce qu’on apprend ensemble dans le Sentier de l’Éveil :
➡️ Il ne se contente pas de parler de tazkiyah et de beaux concepts spirituels. Il t’invite à revenir à ces « fondations oubliées » dans ta façon d’aimer : comment tu réagis à la déception, comment tu exprimes un désaccord, comment tu nourris la tendresse, comment tu gardes ton cœur tourné vers Allah quand tu es dans la relation et pas seulement quand tu es seul·e en adoration.
Que tu passes par ce sentier ou par un autre cadre sérieux, la clé reste la même faire de ton travail intérieur une priorité, et pas une option « si j’ai le temps ».
Commence ton voyage vers l’amour aligné et conscient dès aujourd’hui : découvre le Sentier de l’Éveil et deviens la personne apaisée et lucide que tu recherches. Clique sur “REJOINDRE LA FORMATION“
Ce n’est pas une course, c’est un chemin
Avant de continuer ta journée, prends un instant avec toi même et pose toi quelques questions sincères:
- Qu’est ce qui bloque vraiment dans mon projet de mariage
- Est ce que je connais véritablement mes besoins, ou est ce que je répète ce que j’ai vu sur les réseaux ou dans mon entourage
- Est ce que je sais aimer pour Allah, ou est ce que j’aime surtout pour combler un vide
Si tu sens que ces questions te bousculent, ce n’est pas un signe d’échec. C’est souvent le signe que tu es déjà sur le seuil de quelque chose de plus vrai.
Tu n’as pas besoin d’être « prêt·e » pour commencer ce travail.
Tu as seulement besoin du courage de dire:
« Je veux avancer autrement.
Je veux me préparer intérieurement, avec plus de sens, plus de lucidité, plus de paix. »
Parce qu’au fond, le mariage ne commence pas le jour de la cérémonie.
Il commence le jour où tu acceptes de regarder ton cœur avec honnêteté, de réaligner ta niyyah sur Allah, et de laisser cette transformation intérieure devenir la plus belle préparation à l’amour que tu espères.
Tu veux réfléchir plus profondément sur ton cœur et ta niyyah avant le mariage ?
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Auteur : Siham, fondatrice de MZM
